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Sur les innovations et événements qui affectent notre société et nos médias,
notre vie quotidienne et notre futur, mais aussi notre sécurité et nos libertés...

Sarkozy répond au buzz belge
26 September, 2007 on 10:45 pm | Français, Internet, Medias, News | Pas de CommentairesLe Président de la République avait-il bu au G8 ? Cette question a amusé bon nombre d’internautes (voir toute l’histoire ici), à tel point que la vidéo du journal de la télévision belge a été accessible sous plus d’une centaine de copies sur diverses plates-formes vidéo.
Ce sujet décalé aurait été vu par une audience énorme dépassant celle d’un journal de 20 H de TF1 et de France 2 et même de la finale de la coupe du monde de football de 1998 (voir ici). Ce reportage télé est devenu un cas de contre-buzz.
Trois mois plus tard, Nicolas Sarkozy ne résiste pas à en reparler à un journaliste belge (voir détails sur la conférence de presse en question sur rue89.com) qui l’interroge sur la situation de son pays. C’est une grande première : un Président qui répond au buzz du net.
Via Mémoire Vive / source RTBF
French provider lets everyone create their own live TV channel
28 June, 2007 on 2:37 pm | English, Internet, Medias | 1 CommentaireThe number two french ISP, Free, launched a new service today which showcases the new revolution currently occurring online : after blogs and podcasting, here is personal TV…
The service lets you broadcast directly on the TV screens of its million+ users, either on-demand or live, publicly or privately to group of friends/family. Everything is done with a remote control by plugging your camera directly onto the set-top-box.


There also exists online services that let you broadcast live, with different levels of complexity and functionality :
Gaspanik (french), Mogulus (pro), Ustream (simple), Kyte (mobile), BlogTV, Stickam, operator11, Veodia, etc…
Après les sites perso, blogs et podcasts, la télévision personnelle
28 June, 2007 on 12:24 pm | Français, Internet, Medias | Pas de CommentairesLe nouveau service TVperso lancé par l’opérateur Free aujourd’hui, représente assez bien la nouvelle révolution qui s’opère en ce moment…
Il est possible de diffuser en différé (à la demande) mais aussi en direct (live), en public ou en privé (limité à un groupe d’utilisateur défini par exemple). Le tout se fait avec sa télécommande en branchant un caméscope directement sur la Freebox.

Depuis des années, les sites perso se démocratisent… Après les premiers hébergeurs gratuits dans les années 90, la technique s’est adapté au grand public par l’utilisation de nouveaux langages plus simples à maitriser, des blogs faciles à installer, paramétrer et personnaliser, etc…
Cette démocratisation massive de l’information a permis à des millions d’internautes de prendre la parole, de devenir, non plus consommateur, mais aussi producteur et diffuseur d’informations… Avec TVperso, cette liberté s’étend au milieu de la TV, et permet d’atteindre un nouveau public…
Allez expliquer à votre grand-mère comment encoder et envoyer une vidéo sur YouTube pour la diffuser sur Internet… Premier obstacle : L’ordinateur n’est pas un outil facile à prendre en main pour tout le monde. Par ailleurs, en fonction de la puissance de l’ordinateur, des codecs installés, de la connectique utilisée pour la caméra, etc… ce n’est pas forcément ’simple’ de manipuler des contenus vidéos et de les diffuser. Et au final, le spectateur souffrira d’une qualité dégradée, et d’un confort ‘informatique’, pas vraiment adapté par rapport à nos habitudes (dans un fauteuil devant sa TV).
En apportant le media de diffusion et le matériel nécessaire directement sur la TV, le tout complètement pilotable à la télécommande, et donnant accès à des services interactifs qui permettent de dialoguer, noter et organiser les contenus du bout des doigts, non seulement on franchit une barrière ergonomique, mais on frôle la révolution sociale, puisqu’en quelques clics, un banal ‘telespectateur’ peut devenir acteur d’un media d’envergure national.
Lisez ce qu’en dit Jean-Louis Missika :
EXPLORER LES FUTURS DE L’AUDIOVISUEL
On appellera cela comme on voudra, «TV perso», «télés libres», «TV 2.0», ou, si l’on veut être précis, «partage de contenus vidéo sur le téléviseur».
Chacun décrira le service comme il pourra, «le décodeur devient un encodeur», «le récepteur se transforme en émetteur», «la frontière entre téléviseur et ordinateur n’existe plus», «celui qui regarde n’est plus soumis à celui qui édite», ou même «faites votre télé vous- même».
Comme toutes les innovations importantes, ce nouveau service audiovisuel de Free va susciter de multiples commentaires et interprétations.
Un dispositif où l’on peut éditer un contenu vidéo, choisir le groupe de personnes qui est autorisé à le regarder, classer, noter, recommander, vendre et même censurer des contenus - tout cela de chez soi et sur son téléviseur - nécessite un temps d’apprentissage et d’appropriation par les abonnés.
Dans un an, on aura une idée un peu plus précise des nouveaux usages qu’aura générés «TV perso», mais dès aujourd’hui on peut se lancer dans un petit exercice de prospective.QUELLE DIFFÉRENCE AVEC YOUTUBE ?
C’est la première question qui vient à l’esprit.
TV perso a toutes les apparences d’une plate forme de partage de contenus audiovisuels façon Youtube ou Daily Motion.
Cependant, on peut identifier trois différences essentielles qui font la nouveauté radicale de TV perso, et dont on peut penser qu’elles susciteront des pratiques, des comportements et des styles différents de ceux que l’on voit sur les plates formes de vidéo sur Internet.
Ces trois différences sont le téléviseur, le territoire et la communauté concernée.
A l’heure de la convergence et du triple play, diffuser une vidéo directement sur le téléviseur, via la Freebox, plutôt que sur Internet, via l’ordinateur, peut sembler une différence plus symbolique que réelle.
En l’occurrence c’est le symbole qui est essentiel.
Le téléviseur demeure le support naturel et historique de l’image animée, c’est lui qui donne ce qu’on pourrait appeler une «légitimité télévisuelle» au fichier numérique vidéo.
Il permet en outre, à ceux qui ne sont pas des natifs du numérique d’accéder aux «contenus auto produits» sans effort particulier, en utilisant leur télécommande.
On peut d’ores et déjà supposer que TV perso attirera des publics plus divers en âge et en goût culturel que les sites de partage de vidéos sur Internet, qu’il s’agisse des contributeurs ou des consommateurs.
Le territoire a aussi son importance.
Le service concerne la France métropolitaine, il se déploie sur un réseau «propriétaire», celui d’un opérateur de télécommunications français et cela a plusieurs conséquences.
D’une part, ce sont les lois de la République qui s’appliquent, et les contributeurs savent ou sauront que si les pseudos sont permis et même recommandés, ils n’autorisent pas l’anonymat et l’impunité.
Contrairement à un Internet «déterritorialisé», le nouveau dispositif permettra aux contributeurs l’apprentissage de la responsabilité éditoriale et du respect de la propriété intellectuelle.
C’est d’autant plus important que la responsabilité éditoriale individuelle semble inéluctable dans le nouveau monde numérique, et la prise de conscience que cette responsabilité comporte des droits mais aussi des devoirs doit avoir lieu le plus tôt possible.
D’autre part, la langue dominante sera, selon toute vraisemblance, le français, donnant une coloration linguistique et culturelle marquée au service.
Le fait que la communauté concernée soit infiniment plus restreinte que celle du cyberespace puisqu’elle se réduit aux abonnés de Free aura aussi des effets significatifs.
On a vu l’un d’entre eux, la dominance linguistique.
On peut en évoquer d’autres comme la cohérence culturelle liée non seulement à la taille du territoire, mais aussi aux spécificités socioculturelles de la communauté des abonnés à Free, différentes de celles des abonnés d’Orange ou de Neuf.
Enfin la petite taille de cette communauté, comparée à la communauté mondiale des internautes qui est la cible des Youtube ou Daily Motion devrait donner une offre de contenus à échelle humaine, sans le stress de l’hyper choix et du chaos, qui guette sur Internet.
On peut imaginer que la combinaison de ces trois caractéristiques - le téléviseur, le territoire, la communauté - pourrait déboucher sur des usages et des contenus différents de ceux des plate formes Internet.
En particulier, le contrôle d’accès et le système de recommandation devraient permettre la construction de petites communautés - famille élargie, groupes d’amis, groupes d’affinité par centres d’intérêt, associations, professions, petites communautés linguistiques, etc.
- regroupées autour d’une offre audiovisuelle partagée.LA FRANCE À L’AVANT-GARDE DE L’ÉCONOMIE NUMÉRIQUE
Avec cette nouvelle initiative, le rythme de l’innovation numérique ne se dément pas en France.
Premier pays dans l’offre triple play, avec une des tarifications les moins chères du monde, en avance dans le haut débit, très en avance dans l’investissement dans la fibre optique, la France est très bien positionnée dans l’économie numérique.
Mais il ne suffit pas de disposer d’infrastructures et de réseaux à des tarifs raisonnables, encore faut-il prendre des risques et expérimenter en permanence de nouveaux services et de nouveaux usages pour bâtir la culture numérique qui doit accompagner et structurer cette nouvelle économie.

Source : Freenews
A noter que ce service est malheureusement limité aux abonnés de Free, si vous voulez diffuser une émission ou un événement en direct pour un public plus large, il existe des services en ligne, avec différents niveaux de complexité et de fonctionnalités :
Gaspanik (français), Mogulus (pro), Ustream (simple), Kyte (mobile), BlogTV, Stickam, operator11, etc…
Artistes. Qui vous exploite ? Celui qui télécharge une de vos chansons sur internet ou celui qui vous retient 97% du chiffre d’affaire que vous générez ?
24 February, 2006 on 10:25 pm | Français, Medias | Pas de CommentairesVoici un extrait très interessant de ce post :
Personne ne semble trouver étrange que la bataille pour les droits d’auteur, "héritage des Lumières et de la Révolution Française", se fait aujourd’hui à front renversé. Historiquement, puisqu’on fait appel à l’histoire, les droits d’auteur protégeaient les auteurs et les compositeurs de musique contre leurs éditeurs et contre les interprètes qui jouaient leurs morceaux et interprétaient leurs pièces sans les rémunérer autrement que par l’achat des livrets, comme un particulier (et sans participation aux recettes).
Mais c’est la première fois que les droits d’auteurs sont présentés comme menacés par le public, c’est à dire ceux là même à qui l’oeuvre est destinée. Ce n’est plus contre l’intermédiaire que la loi protège mais contre le consommateur final.
Plutôt que d’accourir au garde à vous au mot de licence globale, voilà une piste de réflexion intéressante pour les artistes : votre ennemi est-il vraiment le public, qui aime vos oeuvres mais n’a pas envie de payer un euro pour que vous soyez rémunéré trois centimes ? Qui vous exploite ? Celui qui télécharge une de vos chansons sur internet ou celui qui vous retient 97% du chiffre d’affaire que vous générez ? Et si elle était là la bataille pour les droits des auteurs ?
Big Brother Awards
22 January, 2006 on 3:25 pm | Français, Medias, Security | Pas de Commentaires
Chaque année, Privacy International, une ONG présente dans une quinzaine de pays, décerne des “Big Brother Awards” aux institutions, sociétés ou personnes s’étant distinguées par leur mépris du droit à la vie privée ou par leur promotion de la surveillance et du contrôle des individus.
En France, et pour la 6e année consécutive, les BBA seront décernés vendredi 3 février 2006 à partir de 19h à Confluences
(190 bd de Charonne, 75020 Paris - M° Alexandre Dumas).
La cérémonie sera précédée d’une projection de court-métrages, clips, documentaires auto-produits et indépendants qui retracent les dérives du tout-sécuritaire, les tentations de la “tolérance zéro” et la surveillance généralisée des espaces publics et de la sphère privée.
MAJ: Les résultats sont disponibles…
La BBC désormais en “direct”-differé
30 June, 2005 on 5:33 am | Français, Medias | Pas de Commentaires“La BBC, radio publique britannique, qui est en train de revoir minutieusement ses normes de travail, a annoncé jeudi 23 juin son intention de mettre en place un dispositif de ‘transmission en léger différé‘ lors de la couverture en direct de certains événements, afin d’éviter la diffusion d’images de nature à perturber et à déprimer les téléspectateurs”, relate The New York Times.
Le cas de la prise d’otages qui a eu lieu l’année dernière à l’école de Beslan, en Russie, est cité pour illustrer ce genre de situations. “Les caméras avaient diffusé en direct les images d’otages ensanglantés, pour la plupart des enfants, fuyant l’école.” Le dispositif prévu permettrait aux rédacteurs de visionner les reportages quelques secondes avant leur diffusion afin d’en supprimer les images choquantes et bouleversantes. “Cette nouvelle directive prendra effet à partir du 25 juillet. Elle s’accompagne d’un engagement de contrôler étroitement les enquêtes utilisant des enregistrements et des caméras cachées”, précise le quotidien américain.
Certaines réserves sont exprimées par les journalistes, poursuit The New York Times, qui rapporte les remarques de l’ONG Reporters sans frontières : “Ce pourrait être un dangereux précédent. Le processus doit en tout cas être transparent. Il faudra le préciser aux téléspectateurs et ne pas laisser croire que c’est du direct quand ce n’est pas le cas.” Côté BBC, un porte-parole a fait remarquer que “les délais de diffusion ne sont pas si nouveaux que ça. Ce genre de procédés a déjà été utilisé pendant la guerre en Irak. Mais c’est la première fois que c’est écrit noir sur blanc.”
Ce stratagème avait également été utilisé lors du procès de Bill Clinton en 1999, par crainte de propos “explicites”.
Internet et les médias en 2014
30 June, 2005 on 3:28 am | Français, Medias | 1 CommentaireRobin Sloan et Matt Thompson ont réalisé une animation flash de 10 minutes pour présenter ce que pourraient être les grandes étapes de l’évolution des médias :
(il existe deux versions, la deuxième a été mise à jour pour prendre en compte les derniers changements survenus sur le Net, à noter que la fin en est plus optimiste)
Regarder l’animation EPIC 2015 (en anglais, version 2)
Traduction en français de EPIC 2014 (merci à Bobby) :
(EPIC 2014 est aussi disponible en audio, merci Didier de Plaige)
Ce sont les meilleures années, ce sont les pires années.
En l’an 2014 les gens ont accès à une largeur et une profondeur d’information inimaginable à une époque antérieure.
Tout le monde y contribue d’une manière ou d’une autre.
Tout le monde participe à la création d’un mediascape qui vit et respire. Néanmoins, la Presse, telle que vous la connaissez, a cessé d’exister. Le pouvoir de la Presse s’est affaibli. Les organisations de Presse au 20ème siècle ne sont qu’une idée après-coup, les restes isolés d’un passé pas très éloigné.
La route vers 2014 commença au milieu du 20ème siècle.
En 1989, un chercheur en informatique, Tim Berners-Lee, au laboratoire des particules physique du CERN en Suisse, invente le World Wide Web.
1994 voit apparaître Amazon.com. Son jeune créateur rêve d’un magasin qui vend de tout. Le modèle Amazon, qui deviendra le standard pour les ventes en ligne, est basé sur des recommandation automatiques personnalisées – un magasin qui peut faire des suggestions.
En 1998, 2 programmeurs de Standford créaient Google. L’algorithme renvoie au langage d’Amazon, il traite les hyperliens comme des recommandations, et de là vient le moteur de recherche le plus puissant du monde.
En 1999, TiVo transforme la télévision en la débarrassant de la contrainte du temps - et de la publicité -. Rares sont ceux qui souhaitent s’en passer après l’avoir essayé.
Cette année, une start-up en point com nommée Pyra Labs, dévoile Blogger, un outil de publication personnel.
Friendster démarre en 2002 et des centaines de milliers de gens s’y ruent pour le peupler d’incroyable carte de leur vies, intérêt et réseaux sociaux. Aussi en 2002, Google lance GoogleNews, un portail de news. Les organisations de presse en pleurent. GoogleNews est entièrement géré par ordinateur.
En 2003, Google rachète Blogger. Les plans de Google sont mystérieux, mais. leur intérêt pour Blogger n’est pas sans raison.
2003 est l’année du Blog.
On se rappellera de 2004 comme l’année ou tout a commencé.
Reason Magazine envoie à ses abonnés un numéro avec la photo satellite de leur maison en couverture et un contenu sur mesure.
Sony et Philips dévoilent le premier papier électronique de grande production.
Google dévoile GMail, avec 1 GO d’espace libre pour chaque utilisateur.
Microsoft dévoile Newsbot, un filtreur de news social.
Amazon dévoile A9, un moteur de recherche basé sur la technologie de Google qui incorpore aussi le système de recommandation d’Amazon.
Et puis, Google entre en bourse.
Inondée de fonds, la compagnie fait une acquisition majeure. Google achète TiVo.
2005 – En réponse au récent changement chez Google, Microsoft achète Friendster.
2006 – Google combine tous ses services - TiVo, Blogger, GMail, GoogleNews et toute sa recherche dans le Google Grid, une plate-forme universelle qui fournit fonctionnellement un espace de stockage et une bande passante illimitée pour stocker et partager des médias de toute sorte. toujours en ligne, accessible de n’importe où. Chaque utilisateur choisit son niveau d’intimité. On peut stocker son contenu de façon sécurisée sur Google Grid, ou le publier pour le montrer à tout le monde. Cela n’a jamais été aussi facile pour qui que ce fût, pour tout le monde, de créer et consommer du média.
2007 – Microsoft répond au défi de Google avec Newsbotster, un réseau social de news et une plate-forme de journalisme. Newsbotster valorise et classe les news. d’après ce que les amis et collègues de l’utilisateur lisent et voient, et permet à tout le monde de commenter ce qu’il voit.
L’ePaper de Sony est moins cher que le vrai papier cette année. C’est le support de choix pour Newsbotster.
2008 voit arriver l’alliance qui défiera les ambitions de Microsoft. Google et Amazon joignent leurs forces pour former Googlezon. Google fournit la technologie de Google Grid celle inégalée de la recherche. Amazon fournit le moteur de recommandation social et son énorme infrastructure commerciale. Ensemble, ils utilisent leurs connaissances détaillées de tous les réseaux sociaux, démographie, habitude de consommation et intérêts pour fournir une customisation totale du contenu et de la publicité.
La guerre de l’actualité de l’année 2010 est notable par le fait qu’aucunes des organisations de presse actuelles n’y prennent part.
Googlezon fait finalement échec et mat à Microsoft avec des fonctionnalités que le géant du software ne peut égaler. Utilisant un nouvel algorithme, les ordinateurs de Googlezon construisent dynamiquement de nouvelles histoires, prélevant les phrases et les faits et les recombinant. L’ordinateur écrit une nouvelle histoire pour chaque utilisateur.
En 2011, la Presse endormie se réveile et prend position pour la 1ère et dernière fois. La New York Times Company poursuit Googlezon, clamant que le recoupement des faits effectués par les robots violent la loi du copyright. L’affaire va jusqu’à la Cour Suprême, laquelle décide le 4 Août 2011 de donner raison à Googlezon.
Le dimanche 9 Mars 2014, Googlezon révèle EPIC.
Bienvenu dans notre monde.
L’Evolving Personalized Information Construct est le système qui permet de filtrer, ordonner et délivrer notre mediascape chaotique et galopant.
Tout le monde participe maintenant – dès entrées de blogs, aux images de téléphones mobiles, aux reportages vidéos, aux investigations complètes. Beaucoup de gens sont payés aussi, un petit morceau des revenues immenses de Googlezon, proportionnel à la popularité du contributeur.
EPIC produit un contenu customisé pour chaque utilisateur, utilisant ses choix, ses habitudes de consommation, ses intérêts, sa démographie et son réseau social pour modeler le produit.
Une nouvelle génération d’éditeurs freelance est née, des gens qui vendent leur capacité connecter, filtrer et donner la priorité au contenu d’EPIC.
On souscrit tous à de nombreux éditeurs; EPIC nous permet de mélanger et retrouver leurs choix comme on le souhaite. Au mieux, édité pour les lecteurs les plus malins, EPIC est un résumé du monde - plus profond, plus large, plus nuancé que n’importe quoi disponible auparavant.
Mais au pire, et pour trop de gens, EPIC n’est que futilités.
Presque tout est faux, tout est restreint superficiel et sensationnel.
Mais EPIC est ce que l’on a voulu, ce qu’on a choisi, et son succès commercial a acquis par préemption tout débats par les médias et la démocratie concernant l’éthique du journalisme.
Aujourd’hui en 2014 le New York Times est hors ligne, en faible protestation à l’hégémonie de Googlezon.
Le Times est devenu une newsletter imprimée pour l’élite et les plus âgés.
Mais peut-être y avait il un autre moyen.
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